Que faire au jardin en novembre ? Planter, protéger et récolter
Ail, racines nues, paillis, bulbes et derniers poireaux. Tout ce qui compte dehors ce mois-ci, semaine après semaine, avec les ajustements selon ton climat.

🌿 En bref
- Potager : l’ail blanc ou violet, l’échalote grise et les bulbilles d’oignon d’hiver se plantent dès que la terre est ressuyée, c’est-à-dire égouttée après la pluie.
- Semis : fèves et pois se sèment en pleine terre en climat doux uniquement, ailleurs ils attendent la fin de l’hiver.
- Racines nues : fruitiers, petits fruits, rosiers et haies se plantent de novembre à mars hors gel, avec la Sainte-Catherine (25 novembre) pour repère.
- Protection : un paillis épais sur les poireaux, carottes et panais restés en terre permet de les arracher même par temps de gel.
- Sol : aucune planche ne passe l’hiver nue, couvre-la de compost et de feuilles ou sème un seigle-vesce avant la mi-novembre.
- À ne pas faire : brûler feuilles et tailles, c’est interdit toute l’année et c’est de l’humus parti en fumée.
Les bottes alourdies de boue, le bout du nez qui pique, et cette brouette de feuilles mouillées qui pèse le double de la veille 🍂. Si tu te demandes que faire au jardin en novembre, c’est que tu as senti que la saison n’avait pas dit son dernier mot. Bien vu. Les heures passées dehors ce mois-ci se retrouvent au printemps dans les plus belles planches du potager, et dès ce soir dans une soupe qui fume. Enfile un pull, on y va.
Que planter en novembre au potager ?
Novembre est la dernière fenêtre confortable pour les légumes qui passent l’hiver en terre et repartent au premier redoux. La terre garde encore un peu de chaleur, la pluie fait l’arrosage, et tout ce qui s’enracine maintenant prend une avance que les semis de printemps rattrapent rarement.
Quels sont les légumes à planter en novembre ?
En novembre, on plante surtout l’ail blanc et violet, l’échalote grise et les bulbilles d’oignon d’hiver, puis des plants de choux de printemps et de laitues d’hiver. Les fèves et les pois se sèment en place en climat doux, tandis que la mâche et les épinards prennent la direction du châssis.
Le châssis, ce petit coffre vitré posé à même la terre, coupe le vent et la pluie battante. Les semis y poussent au ralenti mais sans s’arrêter, de quoi manger vert dès la fin de l’hiver. Faute de châssis, une vieille fenêtre posée sur quatre parpaings fait très bien l’affaire 😉.
| Légume | En pratique | Variété rustique | Où ça marche | Récolte |
|---|---|---|---|---|
| Ail blanc ou violet | Caïeux plantés pointe en haut | ‘Messidrome’, ‘Germidour’ | Partout sauf en montagne, en sol drainé | Juin à juillet |
| Échalote grise | Bulbes à peine enterrés, la pointe dépasse | Grise, dite vraie échalote | Climats doux | Juillet |
| Oignon d’hiver | Bulbilles enfoncées aux deux tiers | ‘Radar’ | Partout sauf en montagne | Fin mai à juin |
| Fève | Graines semées en place | ‘Aguadulce’ | Sud et littoral atlantique doux | Avril à mai |
| Pois | Semis en place, en rangs | ‘Douce Provence’ | Sud méditerranéen | Avril à mai |
| Chou de printemps | Plants repiqués | ‘Cœur de bœuf des Vertus’ | Partout sauf grands froids | Avril à mai |
| Laitue d’hiver | Plants repiqués | ‘Merveille d’hiver’ | Pleine terre en climat doux, abri ailleurs | Mars à avril |
| Mâche | Semis en ligne sous châssis | ‘Verte d’Étampes’ | Partout sous abri | Février à mars |
| Épinard | Semis sous châssis ou en serre | ‘Géant d’hiver’ | Partout sous abri | Fin d’hiver |
| Rhubarbe | Éclats de souche replantés | ‘Victoria’ | Partout, hors gel | Dès le deuxième printemps |
Ail et fèves, deux voisins à tenir à distance
Ail, échalote et oignon ont la réputation de freiner les légumineuses, fèves et pois en tête. Or ils se plantent tous le même mois, d’où la tentation de les aligner sur la même planche. C’est une observation transmise de jardinier en jardinier plus qu’une règle démontrée, mais elle revient si souvent qu’on aurait tort de l’ignorer. Garde donc au moins une planche d’écart entre les deux familles.
Pense aussi à la hauteur. Les fèves dépassent souvent le mètre au printemps, alors installe-les du côté nord du potager, là où leur ombre ne gênera pas les laitues d’hiver. L’ail, lui, s’entend bien avec les fraisiers et les carottes, et il préfère une planche qui n’a pas porté de poireaux ni d’oignons ces dernières années.
Que faire au jardin en novembre : le planning semaine par semaine
En novembre, on termine les plantations d’ail et de bulbes en début de mois, on paille et on protège ce qui reste en terre vers le milieu, on plante à racines nues autour de la Sainte-Catherine, puis on met l’eau, les pots et les outils hors gel avant décembre. La météo commande, le calendrier suit.
| Période | Au potager | Verger et ornement | Si le gel arrive plus tôt |
|---|---|---|---|
| Du 1er au 7 | Planter ail, échalotes et oignons d’hiver. Rentrer les dernières courges. Arracher les pieds de tomates et de haricots fanés. | Planter tulipes, muscaris et pensées. Ramasser les fruits tombés. | Rentrer les courges en priorité, une gelée suffit à les abîmer. |
| Du 8 au 15 | Semer seigle et vesce sur les planches vides. Pailler poireaux, carottes et panais. Mettre quelques poireaux en jauge. | Arracher les dahlias après le premier gel. Ramasser les feuilles. | Butter les artichauts sans attendre. |
| Du 16 au 25 | Arracher les racines d’endives à forcer. Repiquer les laitues d’hiver sous abri. | Planter fruitiers, petits fruits, rosiers et haies à racines nues. Prélever des boutures de bois aoûté. | Mettre les plants livrés en jauge en attendant le dégel. |
| Du 26 au 30 | Poser voiles et cloches sur les salades. Couvrir les planches nues de compost et de feuilles. | Dernière tonte si l’herbe pousse encore. Purger robinets et tuyaux. | Rentrer les pots fragiles, surélever les autres. |

Garde ce planning comme une boussole plutôt qu’un horaire de train. Une semaine de pluie décale tout de quelques jours, et c’est très bien comme ça. Mieux vaut planter dans une terre ressuyée avec dix jours de retard que dans une boue qui étouffe les racines.
Un jardin d’avance, chaque mois 📅
Retrouve tous nos conseils mois par mois dans notre calendrier du jardinier, pour savoir quoi semer, planter et récolter sans rien oublier.
Comment préparer son jardin avant l’hiver ?
Pour préparer ton jardin avant l’hiver, couvre ce qui reste en terre d’un paillis épais, abrite les cultures fragiles sous un voile ou une cloche, ne laisse aucune planche nue et mets l’eau, les pots et les outils à l’abri du gel. Le sol continue de travailler tout l’hiver, à condition d’être nourri et couvert.
Pailler et butter ce qui reste en terre
Poireaux, carottes, panais, céleris-raves et betteraves passent l’hiver dehors sans broncher, mais une terre gelée en surface devient impossible à creuser. Une couche généreuse de feuilles sèches ou de paille garde le sol meuble juste en dessous. Tu récoltes donc même les matins de gelée blanche.
Pour les jours où tout est figé, mets une poignée de poireaux en jauge, c’est-à-dire couchés côte à côte dans une petite tranchée près de la maison, racines et fût recouverts de terre. Ils s’y conservent frais pendant des semaines et t’évitent d’attaquer le potager à la pioche.
Les artichauts, eux, craignent les fortes gelées. Rabats les grandes feuilles, puis butte la souche, autrement dit ramène la terre en petite butte tout autour du pied, avant de coiffer le tout de feuilles sèches. Au printemps, tu dégages la butte progressivement, dès que les gelées s’éloignent.
Repère tes rangs avant de pailler. Plante un piquet à chaque bout des rangs de panais et de carottes avant de les recouvrir. Sous le paillis, et parfois sous la neige, tu sauras où creuser sans retourner la moitié de la planche.
Voile, cloche, châssis : abriter les cultures fragiles
Mâche, laitues d’hiver, blettes et jeunes semis apprécient un voile d’hivernage, cette toile blanche très légère qui laisse passer la lumière et l’eau tout en limitant le froid et le vent. Pose-le sur des arceaux plutôt qu’à plat, et leste les bords avec des pierres ou des planches. Par temps doux et humide, soulève-le quelques heures, sans quoi les feuilles moisissent dessous.
Côté aromatiques, une cloche ou une bouteille coupée posée sur le persil prolonge la cueillette de plusieurs semaines. Le thym et le romarin cultivés en pot passent l’hiver collés à un mur exposé au sud, à l’abri de la pluie qui les fait pourrir plus sûrement que le froid.
Ne laisser aucune planche nue
Une terre nue en hiver se fait laver par la pluie. L’eau entraîne en profondeur une partie des éléments nutritifs, c’est ce qu’on appelle le lessivage, et la surface se tasse en croûte. Selon ta planche, trois options s’offrent à toi.
- Un apport de compost mûr ou de fumier bien décomposé, étalé en surface sans l’enfouir et recouvert de feuilles mortes. Les vers de terre se chargent de le mélanger d’ici le printemps.
- Un engrais vert rustique comme le mélange seigle et vesce ou la féverole, à semer au plus tard vers la mi-novembre. Ses racines tiennent la terre, et le couvert se fauche quelques semaines avant les plantations de printemps.
Eau, pots et outils à l’abri du gel
Ferme la vanne qui alimente le robinet extérieur, puis ouvre ce dernier pour vider la conduite. Vide aussi le tuyau d’arrosage avant de l’enrouler à l’abri, car l’eau qui gèle à l’intérieur peut le fendre. Les pots restés dehors se surélèvent sur des cales pour que l’eau s’écoule, et ceux en terre cuite se regroupent contre un mur, emmitouflés dans une toile de jute.
Arbres, rosiers et petits fruits : la saison des racines nues
Un arbre vendu à racines nues, c’est-à-dire arraché en pépinière sans motte de terre, coûte moins cher qu’en conteneur et reprend souvent mieux, à condition d’être planté pendant son repos. Fruitiers, framboisiers, cassissiers, groseilliers, rosiers et arbustes de haie champêtre arrivent sous cette forme de novembre à mars.
Pourquoi planter le 25 novembre ?
Le 25 novembre, jour de la Sainte-Catherine, tombe pile au début du repos végétatif. L’arbre a perdu ses feuilles et ne réclame presque plus d’eau, alors que la terre garde encore un peu de la chaleur de l’automne. Les racines s’installent tranquillement avant l’hiver, et la plante démarre plus fort au printemps.
D’où le dicton « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine ». Il valait autant pour les plantations que pour les boutures de bois aoûté, ces rameaux de l’année devenus durs et bruns. Prends pourtant la date comme un repère, pas comme une échéance. Si le 25 tombe un jour de gel ou de déluge, attends. Pour tester ta terre, serre-en une poignée dans ta main. Une boule collante signifie qu’il faut patienter, une motte qui s’effrite donne le feu vert.
Profite de la même période pour multiplier gratuitement tes petits fruits. Coupe sur un cassissier ou un groseillier des rameaux de l’année longs comme un crayon, enfonce-les aux deux tiers dans un coin de terre légère à l’abri du soleil direct, et oublie-les jusqu’au printemps. Une bonne partie aura raciné.
Planter un fruitier à racines nues en 5 gestes
Tes plants arrivent un jour de gel ou de pluie battante ? Ne les force pas en terre. Couche-les en jauge dans une tranchée de terre meuble, ou dans un bac de sable humide à l’abri, racines bien couvertes. Ils y patientent plusieurs semaines sans souci.
Au verger, nettoyer sans rien brûler
Les fruits momifiés, ces pommes, poires ou prunes desséchées et ridées restées accrochées aux branches, abritent les spores de la moniliose, la pourriture qui brunit les fruits en été. Cueille-les tous, ramasse ceux tombés au sol et sors-les du jardin par la collecte des déchets verts ou la déchetterie, jamais au compost.
Quelles fleurs planter en novembre ?
En novembre, plante les bulbes de printemps, tulipes en tête, mais aussi muscaris, crocus et jacinthes, ainsi que les bisannuelles comme les pensées, les myosotis et les giroflées. Les rosiers et les vivaces vendus à racines nues s’installent aussi maintenant. En jardinière, pensées, primevères, bruyères d’hiver et cyclamens prennent le relais des fleurs d’été.
La tulipe est la reine du mois. Plantée dans une terre déjà froide, elle souffre moins des maladies du bulbe que si tu l’avais enterrée en septembre. Compte une profondeur égale à deux ou trois fois la hauteur du bulbe, pointe en haut, et plante par groupes plutôt qu’en ligne pour un effet bouquet.
Les narcisses, en revanche, aiment s’enraciner tôt. S’il t’en reste un sac oublié au garage, plante-les sans attendre. Ils fleuriront un peu plus tard, mais ils fleuriront.
Fleurs en jardinière : un balcon gai tout l’hiver
Un pot profond permet de superposer plusieurs étages de bulbes, la technique dite en lasagne. Les tulipes descendent au fond, une couche de terreau les recouvre, puis viennent les crocus et les muscaris juste sous la surface. Coiffe le tout de pensées ou de violas, qui fleurissent à chaque redoux pendant que les bulbes travaillent dessous. Tu obtiens une jardinière fleurie de l’hiver jusqu’au printemps, sans rien replanter.
Pour varier, glisse une bruyère d’hiver, qui supporte le calcaire contrairement à ses cousines, une primevère ou un mini-cyclamen. Ce dernier tolère une gelée légère mais préfère rentrer derrière une fenêtre quand le thermomètre plonge franchement.
Dahlias, cannas et glaïeuls : les rentrer au sec
Le premier gel noircit le feuillage des dahlias en une nuit, c’est le signal. Coupe les tiges à une main du sol, soulève la touffe à la fourche-bêche sans blesser les tubercules, et laisse-la sécher tête en bas quelques jours dans un abri aéré. Range ensuite les souches dans une cagette garnie de papier journal ou de terreau sec, dans une pièce fraîche et hors gel, avec une étiquette au nom de la variété. Cannas et glaïeuls suivent le même chemin.
Dans le Sud et sur le littoral doux, les dahlias passent souvent l’hiver en place sous un épais paillis, à condition que la terre soit bien drainée. En sol lourd et humide, ils pourrissent avant même d’avoir eu froid.
Quand commencer à nettoyer le jardin ?
Commence le gros nettoyage quand la plupart des feuilles sont tombées et que les premières gelées ont mis fin aux floraisons. Ramasse d’abord les feuilles sur la pelouse, les allées et les petites plantes qu’elles étoufferaient, mais garde quelques coins en désordre où hérissons et insectes passeront l’hiver.
Les feuilles mortes ne sont pas un déchet. Étalées au pied des haies et des massifs, elles font un paillis gratuit. Passées sous la tondeuse, elles se déchiquettent, ne s’envolent plus et se décomposent nettement plus vite au compost. Celles de chêne et de hêtre, plus coriaces, se transforment lentement en un terreau de feuilles très fin, parfait pour les semis.
Brûler ses déchets verts, feuilles, tontes ou tailles de haie, est interdit aux particuliers, en tas comme dans un incinérateur de jardin, sauf rare dérogation communale. L’amende peut atteindre 750 €, comme le rappelle le site officiel Service-Public. Broyés, compostés ou étalés en paillis, ces mêmes déchets nourrissent ton sol gratuitement.
Côté pelouse, continue à tondre tant que l’herbe pousse, mais remonte la hauteur de coupe d’un cran. Un gazon laissé un peu plus haut encaisse mieux le gel et les piétinements de l’hiver. La dernière tonte se fait sur une herbe sèche, jamais sur un gazon givré qui noircit sous les roues.
Que récolter au potager en novembre ?
Le potager de novembre a des allures de garde-manger. La plupart des légumes de novembre préfèrent d’ailleurs attendre en terre plutôt qu’au réfrigérateur.
- Racines et tubercules : carottes, panais, navets, rutabagas, betteraves, céleris-raves, radis noirs, topinambours et crosnes une fois leur feuillage sec.
- Légumes feuilles : poireaux, mâche, épinards, blettes, chicorées, scaroles et roquette.
- Choux : choux de Bruxelles, kale, choux de Milan, choux pommés tardifs et derniers brocolis.
- Au verger : pommes et poires tardives, coings, noix, et kiwis à cueillir avant les fortes gelées.
Les légumes dits de garde se conservent de deux façons. Soit ils restent en place sous leur paillis et tu les arraches au fil des repas, soit tu les rentres. Dans ce cas, coupe les fanes en laissant un petit collet, ne les lave pas, écarte ceux qui portent une blessure, et range-les dans une caisse de sable à peine humide, à la cave ou dans un garage hors gel. Carottes et betteraves y restent croquantes plusieurs mois.
Si tu as semé de la chicorée Witloof au printemps, c’est le moment d’arracher ses racines pour forcer tes endives au noir et en récolter tout l’hiver. Quant aux poireaux, ils finissent volontiers en fondue de poireaux, sur une tarte, un poisson ou un simple œuf mollet 🥚.
Laisse geler tes panais. Attends qu’une ou deux gelées soient passées sur les panais et les choux de Bruxelles avant de les récolter. Le froid transforme une partie de leur amidon en sucres, et leur goût s’adoucit nettement. Coupés en bâtonnets et rôtis au four avec un filet de miel, les panais ont converti plus d’un enfant fâché avec les légumes.
Que faire au jardin en novembre selon ta région ?
Entre un potager du littoral méditerranéen et un jardin de moyenne montagne, novembre ne raconte pas du tout la même histoire. Le premier sème encore, le second range et protège.
| Climat | Encore possible dehors | À décaler | La priorité du mois |
|---|---|---|---|
| Méditerranéen | Fèves, pois, ail, échalote grise, laitues d’hiver, carottes courtes et radis | Presque rien, sauf après de très fortes pluies, le temps que la terre se ressuie | Semer fèves et pois, planter fruitiers et rosiers |
| Océanique | Ail, échalote grise, oignon d’hiver, fèves en terre drainée, fruitiers et haies | Les pois en terre lourde, plutôt semés en fin d’hiver | Planter sur buttes, aérer les voiles par temps doux |
| Continental et semi-continental | Ail et oignon d’hiver en tout début de mois, fruitiers les jours hors gel | Fèves, pois et échalotes, reportés à la fin de l’hiver | Pailler épais, butter, rentrer dahlias et pots fragiles |
| Montagne | Fruitiers et petits fruits si la terre n’est pas gelée | L’ail et tous les semis, reportés au printemps | Protéger, ranger, vider l’eau des tuyaux avant les grands froids |
Le meilleur baromètre reste ton propre jardin. Note chaque année dans un carnet la date de la première gelée blanche et celle de la dernière au printemps. Au bout de quelques saisons, tu sauras quand avancer ou retarder tes plantations, bien mieux qu’avec n’importe quelle carte.
Les faux pas de novembre qui se paient au printemps
Plusieurs gestes très répandus en novembre compliquent la reprise au printemps. Les corriger ne demande presque aucun effort.
- Planter l’ail dans une terre qui colle aux bottes. Les caïeux restent dans l’eau froide et pourrissent avant d’avoir raciné. Attends quelques jours secs ou plante-les sur une petite butte allégée de compost.
- Mettre du fumier frais au fond du trou de plantation. En se décomposant au contact des radicelles, il les brûle et la reprise traîne. Réserve-le aux planches vides, en surface, et ne mets au fond du trou que de la terre ameublie, éventuellement mêlée de compost mûr.
- Raser les rosiers avant l’hiver. Les grosses coupes d’automne laissent des plaies exposées au gel et sacrifient des yeux, ces bourgeons qui porteront les tiges de l’an prochain. Contente-toi de raccourcir les tiges trop longues que le vent ferait balancer, la vraie taille attend la fin de l’hiver.
- Marcher sur les planches détrempées. Chaque pas tasse une terre gorgée d’eau et chasse l’air dont les racines et les vers ont besoin. Reste dans les allées ou pose une planche en bois pour répartir ton poids.
- Pailler une terre déjà gelée. Le paillis isole dans les deux sens, il garde le froid aussi bien que la chaleur. Pose-le pendant que la terre est encore tiède, idéalement juste après une bonne pluie.
Novembre sent la terre mouillée et le feu de cheminée, mais c’est un mois de bâtisseurs. Chaque caïeu planté, chaque brouette de feuilles étalée travaille pour toi pendant que tu te réchauffes à l’intérieur, et le printemps te le rendra au centuple. Et chez toi, qu’est-ce qui reste encore en terre à la fin novembre ? Raconte-le-nous en commentaire 🍂
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Questions fréquentes sur le jardin en novembre
Peut-on encore semer du gazon en novembre ?
Dans la plupart des régions, c’est trop tard. La terre refroidit, les graines lèvent lentement et de façon clairsemée, et les jeunes brins encaissent mal les premiers gels. Mieux vaut préparer le terrain maintenant, le laisser reposer sous un paillis, puis semer au printemps quand le sol se réchauffe. Dans le Sud, un semis de tout début de mois passe parfois si l’automne reste doux.
Faut-il arroser le jardin en novembre ?
Presque jamais en pleine terre, les pluies d’automne suffisent. Les exceptions sont les arbres plantés pendant un automne sec, les pots abrités sous un avant-toit que la pluie n’atteint pas, et les cultures sous serre ou sous châssis. Dans ces cas-là, arrose peu, le matin et par temps doux, pour que le feuillage sèche avant la nuit.
Peut-on tailler une haie en novembre ?
Oui, c’est même une bonne période. Les oiseaux ne nichent plus et la plupart des arbustes de haie sont au repos, donc une taille d’entretien ne les fragilise pas. Évite simplement les jours de gel, où le bois devient cassant, et garde les tailles sévères pour la fin de l’hiver. Les branches coupées font un excellent broyat pour pailler les massifs.
Peut-on mettre des plants de tomates malades au compost ?
Dans le doute, non. Un compost de jardin chauffe rarement assez pour détruire les spores du mildiou ou des champignons qui tachent les feuilles. Sors les pieds atteints vers la déchetterie ou la collecte des déchets verts, et réserve le compost aux plants sains, coupés en morceaux pour qu’ils se décomposent plus vite.

« Nous, c’est Cindy et Loïc, créateurs d’Autonomie Jardin. Jardiniers expérimentés depuis plus de 8 ans, nous cultivons notre potager naturel de 70 m². Sur ce blog, nous te partageons notre expertise de terrain pour réussir tes cultures (sans produits chimiques), cuisiner tes récoltes de saison et entretenir tes plantes d’intérieur. Notre philosophie ? Travailler avec le vivant plutôt que contre lui. 🌸






