Engrais vert : 12 espèces, doses au m² et calendrier
Phacélie, moutarde, seigle, vesce… Tableau des espèces, doses, calendrier mois par mois et méthode de fauche testée sur notre potager de 70 m².

C’est quoi un engrais vert, exactement ?
Tu laisses une planche nue entre deux cultures ? Elle ne se repose pas, elle s’appauvrit. La pluie tasse la surface et forme une croûte de battance, l’azote resté disponible file vers la nappe, et les adventices prennent la place que personne n’occupe.
Le nom prête franchement à confusion. Un engrais vert n’a rien d’un produit qu’on épand, c’est une plante à part entière, semée pour couvrir la terre puis fauchée avant qu’elle ne monte en graine. On parle aussi de couvert végétal, ou de CIPAN dans le vocabulaire agricole, pour culture intermédiaire piège à nitrates. Phacélie, moutarde blanche, seigle, vesce, trèfle, chacune a son caractère, sa saison et ses petites exigences.
Sur nos 70 m² de potager, aucune planche ne reste nue plus de trois semaines depuis que nous avons intégré les couverts à la rotation avec Loïc. La différence se voit surtout au printemps suivant, quand la grelinette entre sans forcer là où elle butait deux ans plus tôt. Si tu veux replacer cette technique parmi les autres façons de nourrir ta terre, notre comparatif des méthodes naturelles pour fertiliser un sol te donnera le tableau d’ensemble.
Pourquoi mettre de l’engrais vert dans ton potager ?
Un engrais vert travaille ta terre de quatre façons. Il capte l’azote qui partirait au lessivage, il structure le sol grâce à son système racinaire, il étouffe les adventices en leur volant la lumière, et il apporte une biomasse qui se transforme en humus. Les légumineuses ajoutent l’azote qu’elles fixent dans l’air.
Cette fixation mérite un mot d’explication. Les racines des Fabacées, autrement dit les légumineuses comme le trèfle, la vesce ou la féverole, hébergent des bactéries du genre Rhizobium logées dans de petites boules blanchâtres appelées nodosités. Ces bactéries transforment l’azote de l’air en une forme que la plante utilise, puis restituent le stock au sol quand le couvert se décompose. Une graminée, elle, ne fixe rien, en revanche elle récupère l’azote déjà présent et l’empêche de descendre trop bas. Si tu veux comprendre comment cet azote se compare aux apports minéraux classiques (et ce que veulent dire les trois chiffres sur un sac d’engrais), notre guide sur le NPK fait le point.

Le travail souterrain compte tout autant. Les racines pivotantes des crucifères, comme la moutarde ou le radis fourrager, descendent en ligne droite et fissurent les couches tassées. Les racines fasciculées de la phacélie ou du seigle, plus fines et plus nombreuses, émiettent les premiers centimètres. Croiser les deux types structure la terre sur plusieurs niveaux, ce qu’aucun coup de bêche ne sait faire aussi durablement.
La couverture des sols en période de risque de lessivage n’est pas qu’une bonne pratique de jardinier. Elle découle de la directive européenne dite directive nitrates, la 91/676/CEE, qui impose l’implantation de cultures intermédiaires pièges à nitrates dans les zones vulnérables. Ce que tu fais sur 5 m² de potager, l’agriculture le fait sur des milliers d’hectares pour la même raison.
Reste le volet vivant, celui qu’on oublie souvent. Un couvert dense attire les lombrics, nourrit les champignons et les bactéries, et sa décomposition alimente le complexe argilo-humique qui donne à une bonne terre sa couleur sombre et son odeur de sous-bois. La phacélie et le sarrasin ajoutent un bonus, leurs fleurs nourrissent abeilles, bourdons et syrphes en pleine période creuse. Si le sujet t’intéresse, notre sélection des meilleures fleurs mellifères montre où placer ces relais de nectar dans le reste du jardin.
Comment fabriquer de l’engrais vert ? La confusion à lever
On ne fabrique pas un engrais vert, on le sème. La question vient d’une confusion très répandue avec les engrais liquides maison, qui eux se préparent en faisant macérer des plantes dans l’eau. Deux techniques, deux logiques. Le couvert végétal travaille le sol pendant six à dix semaines, alors qu’un engrais naturel liquide ou solide nourrit la plante en quelques jours. Notre panorama des engrais naturels et de leurs dosages couvre cette seconde famille en détail.
Quels sont les engrais verts ? Le tableau des douze espèces
Les engrais verts se rangent en trois grandes familles botaniques, plus quelques électrons libres. Les légumineuses fixent l’azote, les graminées produisent de la biomasse et décompactent, les crucifères poussent vite et assainissent. La phacélie, elle, joue à part, et c’est justement ce qui la rend si pratique.

| Espèce | Famille | Semis | Gélive | Atout principal | Sol de prédilection |
|---|---|---|---|---|---|
| Phacélie | Hydrophyllacée | Mars à septembre | Oui | Polyvalente, mellifère, aucune parenté avec les légumes | Tous sols |
| Moutarde blanche | Brassicacée | Mars à septembre | Oui | Croissance très rapide, effet nématicide | Tous sols, à éviter avant les choux |
| Sarrasin | Polygonacée | Mai à août | Oui | Étouffant, mobilise le phosphore | Sol acide, pauvre, lourd |
| Radis fourrager | Brassicacée | Juillet à septembre | Oui | Pivot puissant qui perce les semelles de tassement | Sol compacté |
| Trèfle incarnat | Fabacée | Avril à septembre | Semi-gélive | Azote et floraison rouge très mellifère | Sol léger à moyen |
| Trèfle blanc | Fabacée | Mars à mai | Non | Couvert permanent pour allées et inter-rangs | Tous sols frais |
| Vesce de printemps | Fabacée | Mars à juin | Oui | Beaucoup d’azote et de matière verte | Sol frais, bien drainé |
| Vesce velue | Fabacée | Août à octobre | Non | Couverture hivernale plus apport d’azote | Tous sols |
| Seigle fourrager | Poacée | Septembre à mi-octobre | Non | Très rustique, tient le sol tout l’hiver | Sol pauvre, acide |
| Avoine | Poacée | Août à octobre | Semi-gélive | Racines profondes, facile à détruire au printemps | Sol frais |
| Féverole d’hiver | Fabacée | Septembre à mi-octobre | Non | Décompactage en profondeur et azote généreux | Sol lourd, argileux |
| Luzerne | Fabacée | Avril à juin | Non, vivace | Pivot très profond, installation longue durée | Sol calcaire, bien drainé |
Si tu débutes, commence par la phacélie. Elle lève en une semaine, elle ne partage sa famille botanique avec aucun légume du potager, donc elle ne peut créer aucun conflit de rotation, et elle gèle proprement en hiver, ce qui t’épargne le travail de destruction. C’est la porte d’entrée la plus sûre.
Quel engrais vert selon ton type de sol
En terre argileuse et collante, mise sur la féverole d’hiver et le radis fourrager, dont les pivots ouvrent des galeries verticales que les racines des légumes emprunteront ensuite. En terre sableuse qui laisse tout filer, privilégie le sarrasin et le trèfle incarnat, deux espèces peu exigeantes qui produisent vite de la matière organique. En terre limoneuse sujette à la battance, la phacélie associée au seigle protège la surface tout en aérant. Tu ne sais pas dans quelle catégorie tu tombes ? Le test du boudin te donne la réponse en trois minutes, avec une poignée de terre humide et rien d’autre.
Sème en mélange plutôt qu’en pur. Une légumineuse pour l’azote, une graminée ou une phacélie pour la structure, et tu cumules les effets sur une même planche. Le duo phacélie et vesce de printemps fonctionne de mars à septembre, le duo seigle et vesce velue tient l’hiver. Compte deux tiers de la dose de chaque espèce quand tu les associes.
Quelle quantité de graines prévoir au mètre carré ?
C’est la question qu’on se pose devant le rayon semences, et celle à laquelle presque personne ne répond clairement. Sous-doser laisse des trous où les adventices s’installent, sur-doser gaspille des graines et donne un couvert grêle qui se couche à la première pluie. Voici des repères convertis au mètre carré.
| Espèce | Dose au m² | Pour 10 m² | Pour un carré de 1,2 m |
|---|---|---|---|
| Phacélie | 1 à 1,5 g | 10 à 15 g | 2 g |
| Moutarde blanche | 2 à 3 g | 20 à 30 g | 4 g |
| Ray-grass d’Italie | 2 g | 20 g | 3 g |
| Seigle fourrager | 3 g | 30 g | 4 g |
| Vesce en pur | 5 g | 50 g | 7 g |
| Avoine | 6 g | 60 g | 9 g |
| Pois fourrager | 8 g | 80 g | 12 g |
| Féverole | 10 g | 100 g | 14 g |
Ces repères proviennent des doses publiées par Terre Vivante pour les mélanges d’engrais verts d’automne, et des quantités indiquées par Gamm vert pour la phacélie, la moutarde blanche et la vesce, le tout converti au mètre carré. Un sachet de semences peut donner une valeur légèrement différente selon la variété, dans ce cas suis toujours l’indication du sachet.
Un exemple pour ancrer tout ça. Mi-août, une planche de 5 m² se libère après l’arrachage des pommes de terre. En semant un mélange phacélie et vesce velue, il te faut environ 5 g de phacélie et 17 g de vesce, soit à peine deux grosses cuillères à soupe au total. Autant dire qu’un sachet de 100 g couvre déjà plusieurs saisons sur un petit potager.
Quand mettre de l’engrais vert ? Le calendrier mois par mois
On sème un engrais vert dès qu’une planche se libère, sans attendre une date théorique. Trois fenêtres se dégagent, mars à juin pour les espèces de printemps, juillet et août pour les couverts courts, et fin août à mi-octobre pour les espèces rustiques qui passeront l’hiver. Le mois d’août reste le plus productif, la terre est chaude et la levée fulgurante.
| Mois | Espèces à semer | Objectif |
|---|---|---|
| Janvier et février | Aucun semis en plein air | Les couverts déjà en place continuent leur travail |
| Mars | Phacélie, moutarde blanche, vesce de printemps | Préparer les planches destinées aux plantations de mai |
| Avril et mai | Phacélie, trèfle incarnat, sarrasin, luzerne | Culture courte avant les plants d’été |
| Juin et juillet | Sarrasin, moutarde blanche, phacélie | Combler les trous laissés par les premières récoltes |
| Août | Phacélie, radis fourrager, vesce velue, avoine | La meilleure fenêtre de l’année, levée en 5 à 8 jours |
| Septembre | Seigle fourrager, vesce velue, féverole, avoine | Installer la couverture qui tiendra tout l’hiver |
| Début octobre | Seigle, féverole | Dernière fenêtre avant que le sol ne refroidisse |
| Novembre et décembre | Aucun semis | Le couvert en place protège de l’érosion hivernale |
Un repère de terrain plus utile que le calendrier lui-même, la moutarde et la phacélie ne lèvent plus de façon fiable quand la terre passe sous 8 à 10 °C. Passé la mi-octobre dans la moitié nord, seul le seigle mérite encore d’être semé. Nous avons perdu un sachet entier de moutarde en le semant un 25 octobre, la levée n’a jamais dépassé quelques plantules chétives balayées par les premières gelées.
Ne rate plus aucune fenêtre de semis
Récupère ton calendrier gratuit. Il te permettra de savoir quand semer, planter et récolter tes légumes, fruits et plantes aromatiques.
Comment semer un engrais vert en trois gestes
Bonne nouvelle, c’est la technique la plus indulgente du potager. Aucun outil particulier, aucun alignement à respecter, aucun éclaircissage. Il suffit d’une surface émiettée et d’un peu d’humidité.

Et dans un carré potager, un bac ou sous serre ?
Rien n’empêche de couvrir un carré potager, au contraire, un substrat de bac s’affaisse et se minéralise encore plus vite qu’une pleine terre. Choisis simplement une espèce facile à supprimer, la phacélie ou la moutarde plutôt que le seigle, dont les racines forment un chevelu difficile à extraire d’un volume restreint. Sous serre, la phacélie semée en novembre occupe utilement le sol entre la fin des tomates et les premiers semis de mars, à condition d’arroser, car aucune pluie n’y entre.
Quand et comment détruire un engrais vert
Fauche ton engrais vert au stade bouton floral, juste avant que les premières fleurs ne s’ouvrent. À ce moment précis, la plante contient son maximum d’éléments minéraux et ses tissus restent tendres, donc la décomposition sera rapide. Une cisaille à gazon, une faucille ou une tondeuse en position haute suffisent amplement.
Ensuite, tout dépend de l’espèce. Les gélives comme la phacélie, la moutarde ou le sarrasin s’écroulent d’elles-mêmes aux premières gelées sérieuses, tu n’as rien à faire avant le printemps. Les rustiques comme le seigle, la vesce velue ou la féverole repartent de plus belle en février, elles réclament une intervention mécanique. Le seigle en particulier se lignifie vite, donc coupe-le avant l’épiaison, sinon ses tiges deviennent coriaces et mettent des mois à se décomposer.
Une phacélie ou une moutarde qui grène se ressème partout, et tu la retrouveras dans tes rangs de carottes pendant deux ou trois saisons. Surveille l’ouverture des premières fleurs, c’est ton signal. En cas de doute, coupe une semaine trop tôt plutôt qu’une semaine trop tard.
Une fois coupé, laisse le couvert sécher deux à trois jours sur place, c’est ce qu’on appelle le préfanage. Tu peux alors soit l’incorporer très superficiellement à la grelinette, sans jamais dépasser 10 cm de profondeur, soit le laisser en mulch et confier le travail aux vers de terre. Cette seconde option se marie parfaitement avec les autres couvertures organiques du jardin, notre article sur le paillage et ses épaisseurs t’aidera à enchaîner les deux sans laisser la terre à nu.
Compte ensuite 3 à 6 semaines avant de replanter. Ce délai laisse la minéralisation se faire, sinon les micro-organismes mobilisent l’azote pour digérer la matière fraîche et en privent momentanément tes cultures. En été, trois semaines passent très bien. En sortie d’hiver, mieux vaut tabler sur cinq à six. Petite entorse utile, si tu poses des plants déjà développés plutôt que des semis directs, tu peux planter à travers le mulch dès les jours qui suivent la fauche.
Quel engrais vert avant quelle culture ?
C’est là que le couvert cesse d’être un bouche-trou pour devenir un précédent cultural choisi. La règle de base tient en une phrase, ne place jamais un engrais vert de la même famille botanique que le légume qui suivra, sous peine de concentrer les mêmes maladies et les mêmes ravageurs.
| Culture suivante | Engrais vert conseillé | Pourquoi |
|---|---|---|
| Tomates, courges, courgettes | Phacélie et vesce de printemps | Azote disponible et sol aéré pour des plantes gourmandes |
| Carottes, panais, céleri | Phacélie seule | On évite toute crucifère, qui laisse un sol trop riche et fait fourcher les racines |
| Pommes de terre | Seigle ou sarrasin | Couvert étouffant qui rend la planche propre au printemps |
| Haricots, pois, fèves | Moutarde blanche ou phacélie | Pas de légumineuse juste avant une autre légumineuse |
| Choux, navets, radis | Trèfle incarnat ou phacélie | Jamais de moutarde ni de radis fourrager, même famille botanique |
| Poireaux, oignons, ail | Vesce de printemps ou avoine | Azote restitué et terre meuble pour un enracinement superficiel |
Ce tableau prend tout son sens une fois inséré dans un plan de culture pluriannuel. En pratique, il te suffit de réserver la case libre de ton plan à un couvert au lieu de la laisser vide, notre article sur la rotation des cultures détaille comment articuler les quatre familles de légumes année après année.
Les cinq ratés qui reviennent le plus souvent
Le couvert végétal pardonne beaucoup, mais quelques faux pas reviennent régulièrement dans les messages qu’on reçoit. Les voici, avec la parade.
- Semer trop tard en saison. Une moutarde semée fin octobre lève à peine avant les gelées et laisse la terre nue tout l’hiver. Cale ton dernier semis de crucifère fin septembre, et réserve octobre au seigle.
- Oublier d’arroser un semis d’août. La terre est chaude mais souvent poussiéreuse, la graine reste en surface sans germer. Un arrosage la veille et un second juste après le semis suffisent à déclencher une levée régulière.
- Faucher après la floraison. Les tiges se lignifient, elles perdent leur azote et bloquent la planche pendant des mois. Coupe au stade bouton floral, quitte à sacrifier la jolie floraison mauve de la phacélie sur une partie du rang.
- Enfouir profondément à la bêche. Sous 15 cm, la matière verte fermente en anaérobie et cette décomposition acide favorise les taupins qui perforent ensuite les pommes de terre. Reste dans les 5 à 10 premiers centimètres, ou laisse en surface.
- Semer une moutarde avant des choux. Les deux sont des Brassicacées, tu recharges donc le sol en hernie et en altises pour la culture suivante. Un trèfle incarnat ou une phacélie remplissent le même rôle sans ce risque.
Peut-on manger son engrais vert ?
Voilà une question qu’on ne pose jamais et qui mérite pourtant une réponse. Plusieurs de ces plantes sont des cultures alimentaires à part entière, simplement détournées de leur usage habituel. Le sarrasin, aussi appelé blé noir, donne la farine des galettes bretonnes. La féverole appartient à la même espèce que la fève de nos assiettes, en version plus petite et plus rustique.
Les jeunes feuilles de moutarde blanche, cueillies avant que la plante ne dépasse 15 cm, apportent en salade un piquant proche de la roquette. Et si tu laisses fleurir une bande de phacélie ou de sarrasin en bordure, le miel du secteur en profitera. Le sarrasin donne d’ailleurs un miel très sombre et corsé, reconnaissable entre mille.
Le sarrasin est aussi un vrai ingrédient. Remplace un tiers de la farine de blé par de la farine de sarrasin dans ta pâte à crêpes, tu obtiens une pâte plus rustique et légèrement noisette, parfaite en version salée avec un œuf et du fromage.
Un sachet de graines, un coup de râteau, et la nature s’occupe du reste pendant que tu regardes ailleurs. C’est probablement le meilleur rapport effort sur bénéfice de tout le potager. Alors, tu commences par quoi cette saison, la phacélie pour te faire la main ou le duo seigle et vesce pour passer l’hiver ?
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Questions fréquentes sur l’engrais vert
Faut-il arroser un engrais vert après le semis ?
Oui pour les semis d’été, quand la terre est sèche et chaude. Un arrosage en pluie fine juste après le semis, puis un second trois jours plus tard, garantit une levée régulière. À partir de septembre, les pluies suffisent généralement et aucun arrosage n’est nécessaire.
Un engrais vert remplace-t-il le compost ou le fumier ?
Non, les deux jouent des rôles complémentaires. Le couvert végétal recycle et protège ce qui est déjà présent dans ton sol, alors que le compost et le fumier apportent de la matière organique venue de l’extérieur. Les combiner reste la meilleure option, en épandant le compost au moment de la fauche.
Peut-on semer un engrais vert sur un sol déjà paillé ?
Pas directement, les graines ne trouveraient pas le contact avec la terre. Écarte le paillis sur la zone à semer, griffe légèrement, sème, puis laisse la surface nue jusqu’à la levée. Tu pourras remettre le paillage autour des jeunes plantules une quinzaine de jours plus tard si tu le souhaites.
Peut-on laisser un engrais vert en place plusieurs saisons ?
Oui, avec les espèces vivaces comme le trèfle blanc et la luzerne. On les réserve aux allées, aux inter-rangs et aux zones à remettre en état, pas aux planches de culture. Prévois deux à trois ans d’occupation et une destruction laborieuse, car leurs racines sont tenaces.

« Nous, c’est Cindy et Loïc, créateurs d’Autonomie Jardin. Jardiniers expérimentés depuis plus de 8 ans, nous cultivons notre potager naturel de 70 m². Sur ce blog, nous te partageons notre expertise de terrain pour réussir tes cultures (sans produits chimiques), cuisiner tes récoltes de saison et entretenir tes plantes d’intérieur. Notre philosophie ? Travailler avec le vivant plutôt que contre lui. 🌸






