Tout savoir sur la lacto-fermentation

Salut à toi ! T’as déjà eu l’impression que tout va trop vite, même dans ton assiette ? Eh bien, accroche-toi, parce qu’on va faire un bond dans le temps. La lacto-fermentation, loin d’être une simple tendance, est la redécouverte d’une pratique millénaire. C’est le savoir-faire qui a permis à nos ancêtres de conserver leurs récoltes bien avant l’invention du frigo. Aujourd’hui, cet art renaît, porté par une envie de naturel, une quête de bienfaits pour notre ventre et une volonté de vivre plus durablement. Des stars comme la choucroute, les cornichons ou le kimchi coréen sont les ambassadeurs de ce processus fascinant, transformant de simples légumes en aliments vivants, complexes et vibrants de saveurs.
Les fondamentaux de la lacto-fermentation
Qu’est-ce que la lacto-fermentation ? Une définition simple
La lacto-fermentation, ou fermentation lactique, est un processus 100% naturel de transformation et de conservation des aliments. Elle est orchestrée par une armée de potes microscopiques, principalement des bactéries lactiques, qui bossent dans un milieu sans oxygène (anaérobie).
Et attention, tordons le cou à une idée reçue : le préfixe « lacto » n’a AUCUN lien avec le lait ou le lactose. Il vient de l’acide lactique, le super-héros produit par les bactéries pendant le processus. Donc, si tu es intolérant au lactose, tu peux te régaler sans aucune crainte.
Le principe de base est d’une simplicité déconcertante. Retiens bien cette formule magique, c’est ton nouveau mantra :
Légumes + Sel – Oxygène = Lacto-fermentation 🧙♂️
Un aperçu de l’histoire : Le réfrigérateur originel
Avant les congélos et les conserves, la fermentation était LA méthode de conservation par excellence. On en trouve des traces il y a plus de 10 000 ans, sur tous les continents. C’était une question de survie ! L’exemple culte, ce sont les marins qui embarquaient des jarres de choucroute pour lutter contre le scorbut (une carence en vitamine C). Ils avaient déjà tout compris, bien avant que la science ne l’explique.
Pendant des siècles, on a cru que c’était une sorte de pourriture. Il a fallu attendre 1857 et les travaux de Louis Pasteur pour que la lumière soit faite : la fermentation n’est pas une dégradation, mais l’œuvre d’organismes vivants. Une vraie révolution qui a fait passer la fermentation de la recette de grand-mère à la science !
Fermentation vs. les autres : Comprendre les différences clés
Pour bien piger ce qui rend la lacto-fermentation si spéciale, il faut la comparer aux autres méthodes de conservation. La différence est philosophique : là où les méthodes modernes veulent tout tuer pour stériliser, la lacto-fermentation, elle, cultive un écosystème vivant qui se protège tout seul.
Lacto-fermentation vs. conserves au vinaigre (pickles)
Un cornichon lacto-fermenté et un cornichon au vinaigre, ça se ressemble. Pourtant, c’est le jour et la nuit.
- La lacto-fermentation crée sa propre acidité. Les bactéries transforment les sucres en acide lactique. C’est un processus biologique qui donne des saveurs complexes et, surtout, une culture vivante de probiotiques.
- La conservation au vinaigre, c’est simple : on noie les légumes dans du vinaigre. Le vinaigre est un super antibactérien qui tue tout, y compris les bonnes bactéries. La plupart des pickles du commerce sont pasteurisés, donc adieu les probiotiques.
Lacto-fermentation vs. conserves (appertisation/stérilisation)
La mise en conserve, c’est l’option « Terminator » : on éradique tout.
- La lacto-fermentation est un procédé « vivant » à température ambiante. Pas de cuisson, donc on garde toutes les vitamines fragiles comme la vitamine C, et on en crée même de nouvelles.
- La stérilisation utilise des températures très élevées (plus de 100°C) pour détruire tous les micro-organismes. C’est efficace, mais ça dégrade une partie des vitamines et des enzymes.
Lacto-fermentation vs. fermentations alcoolique et acétique
La fermentation, c’est une grande famille. Faisons les présentations :
- Fermentation Lactique : Faite par des bactéries, elle produit de l’acide lactique. C’est la choucroute, le yaourt, le kimchi.
- Fermentation Alcoolique : Faite par des levures, elle transforme les sucres en alcool. C’est le vin, la bière, le pain.
- Fermentation Acétique : Faite par des bactéries, elle transforme l’alcool en acide acétique. C’est comme ça que le vin devient du vinaigre.
Que se passe-t-il vraiment dans le bocal ? 🔬
Le processus peut sembler magique, mais il repose sur une biochimie super logique. Chaque étape prépare la suivante, créant un système qui s’auto-régule pour un résultat délicieux et sans danger.
Les héros invisibles : le rôle des bactéries lactiques
Les vrais artisans, ce sont les bactéries lactiques (BAL), des micro-organismes bénéfiques comme les Lactobacillus ou Bifidobacterium. Elles sont partout et se trouvent naturellement sur la peau des fruits et légumes frais. C’est pourquoi utiliser des produits frais et bio est un vrai plus.
Leur mission commence quand les conditions sont parfaites. Dans un milieu salé et sans oxygène, elles se jettent sur les sucres naturels des légumes. En les « mangeant », elles produisent de l’acide lactique. C’est cet acide qui fait baisser le pH et qui agit comme un conservateur naturel ultra-efficace.
Le pouvoir du sel
Le sel n’est pas là pour faire joli, c’est le chef d’orchestre de la fermentation. Il a plusieurs rôles cruciaux.
- Agent de sélection : Le sel met KO les micro-organismes de la putréfaction, mais les bactéries lactiques, elles, adorent ça. Il fait le tri à l’entrée et donne un avantage aux « bonnes » bactéries.
- Créateur de saumure (osmose) : Par un phénomène appelé osmose, le sel aspire l’eau des légumes. Cette eau se mélange au sel pour former la saumure, le liquide qui va protéger tes légumes de l’air.
- Gardien de la texture : Le sel renforce la structure des légumes, ce qui leur permet de rester croquants et d’éviter de devenir tout mous.
- Exhausteur de goût : Enfin, le sel révèle et complexifie les saveurs qui se développent pendant la fermentation.
La magie de l’anaérobiose : Pourquoi l’oxygène est l’ennemi
La lacto-fermentation est un processus strictement anaérobie, c’est-à-dire qu’elle doit se faire sans oxygène. L’oxygène, c’est le meilleur ami des moisissures et autres indésirables qu’on veut absolument éviter.
Le plus génial, c’est que le processus crée lui-même cet environnement. D’abord, en tassant les légumes et en les couvrant de saumure, tu chasses l’air. Ensuite, pendant les premiers jours, les bactéries produisent du dioxyde de carbone (CO2). Ce gaz, plus lourd que l’air, pousse le peu d’oxygène restant vers la sortie, créant une atmosphère protectrice. C’est pour ça que les bocaux à joint en caoutchouc sont parfaits : ils laissent le CO2 s’échapper (le fameux « pschitt » 💨) sans jamais laisser l’oxygène rentrer.
Les facteurs clés d’une fermentation réussie
En plus du sel et de l’absence d’oxygène, trois autres paramètres sont importants.
- La température : La fermentation est plus active à température ambiante, idéalement entre 15°C et 25°C. Plus il fait chaud, plus c’est rapide (mais parfois moins subtil). Plus il fait frais, plus c’est lent, ce qui développe des arômes plus complexes.
- Le temps : Il n’y a pas de minuteur. C’est un processus vivant. Après quelques jours, ce sera légèrement acidulé. Après plusieurs semaines, les saveurs seront plus profondes. C’est toi qui décides quand c’est prêt !
- La qualité des ingrédients : Tout commence avec de bons produits. Des légumes frais, fermes, de saison et bio si possible, c’est la garantie d’un meilleur résultat.
Pourquoi les aliments fermentés sont un trésor pour la santé 💪
La lacto-fermentation, c’est bien plus que de la conservation. C’est une véritable alchimie qui transforme un légume en super-aliment. Elle ne se contente pas de préserver les nutriments, elle en crée de nouveaux et rend les autres plus faciles à absorber.
Nourrir son jardin intérieur : Probiotiques et microbiote
Les aliments lacto-fermentés non pasteurisés sont une source incroyable de probiotiques naturels, ces micro-organismes vivants qui font du bien à ta santé. Une seule cuillère de choucroute crue peut contenir des milliards de bonnes bactéries.
En manger régulièrement, c’est prendre soin de ton microbiote intestinal, cet écosystème qui vit dans ton système digestif. Des études montrent que les aliments fermentés peuvent augmenter la diversité de cette flore intestinale. Un microbiote sain est la clé d’une bonne santé globale : il booste ton système immunitaire, régule ton humeur et aide à prévenir de nombreuses maladies. De plus, ces aliments contiennent aussi des prébiotiques (les fibres qui nourrissent tes bonnes bactéries), créant une synergie parfaite.
Nutrition améliorée et biodisponibilité : Plus que la somme de ses parties
La fermentation est un processus d’enrichissement. Les bactéries améliorent l’aliment.
- Plus de vitamines : Les bactéries synthétisent de nouvelles vitamines, notamment des vitamines du groupe B et la précieuse vitamine K2. Et contrairement à la cuisson, la vitamine C est super bien préservée.
- Meilleure absorption des minéraux : Les végétaux contiennent des « anti-nutriments » qui bloquent l’absorption des minéraux comme le fer ou le zinc. La fermentation dégrade ces composés et « libère » les minéraux, les rendant beaucoup plus biodisponibles pour ton corps.
- Création de composés bioactifs : La fermentation génère une foule de composés bénéfiques comme des enzymes digestives et des acides gras à chaîne courte (AGCC) aux propriétés anti-inflammatoires.
L’aide digestive ultime
Les aliments lacto-fermentés sont incroyablement faciles à digérer car ils sont « prédigérés ». Les enzymes des bactéries commencent le travail avant même que la nourriture n’arrive dans ton estomac.
C’est pour cette raison que le chou, parfois difficile à digérer cru, devient beaucoup plus digeste sous forme de choucroute. De la même manière, la fermentation du lait pour faire du yaourt décompose une grande partie du lactose. Des études ont même montré que cela pouvait aider à soulager les symptômes du syndrome de l’intestin irritable.
La sécurité avant tout : Un système d’autoconservation
Un des plus grands avantages de la lacto-fermentation maison, c’est sa sécurité. Le processus se protège lui-même. L’acide lactique fait chuter le pH en dessous de 4.5, créant un milieu acide où les bactéries dangereuses comme E. coli, Salmonella ou Clostridium botulinum (responsable du botulisme) ne peuvent tout simplement pas survivre.
Il est reconnu qu’il n’existe aucun cas documenté d’intoxication alimentaire lié à des légumes correctement lacto-fermentés. C’est l’une des méthodes de conservation maison les plus sûres qui soient.
Ta première fermentation : Guide pratique étape par étape 📝
Te lancer est bien plus simple que tu ne le penses. Avec un peu de méthode et les bons outils, le succès est à ta portée.
Rassembler ses outils : La panoplie du fermenteur
Pas besoin de vider ton compte en banque. Tu as probablement déjà tout ce qu’il te faut.
Catégorie 768_c99f55-2c> | Équipement 768_4074ec-0a> | Fonction 768_bcf06f-d8> |
|---|---|---|
Essentiel ✅ 768_8752c3-4a> | Bocaux en verre avec joint en caoutchouc (type Le Parfait) 768_765d68-aa> | Le top pour laisser le CO2 sortir sans laisser l’oxygène entrer. 768_56a278-38> |
Essentiel ✅ 768_50b316-83> | Balance de cuisine 768_0e9297-b2> | Indispensable pour peser précisément les légumes et le sel. 768_818c67-9d> |
Essentiel ✅ 768_1b6c84-d0> | Grand saladier 768_6b9a74-80> | Pour mélanger confortablement. 768_5c2f0a-b1> |
Essentiel ✅ 768_df7039-a5> | Couteau et planche à découper 768_647720-47> | Pour la préparation. 768_370076-c9> |
Optionnel mais recommandé 👍 768_fad3ee-e4> | Poids de fermentation (verre, céramique) 768_d5cebe-79> | Pour garder les légumes sous la saumure et éviter la moisissure. 768_afe9e0-2d> |
Optionnel mais recommandé 👍 768_cd99ef-14> | Barboteurs (Airlocks) 768_7addd1-69> | Un système de valve pour évacuer les gaz, pratique pour les grandes quantités. 768_4779dd-3a> |
Optionnel mais recommandé 👍 768_63b0ee-95> | Mandoline 768_c455cb-32> | Pour trancher le chou finement et uniformément. 768_a0efa4-cf> |
Optionnel mais recommandé 👍 768_8d078f-32> | Pilon 768_e0afb0-73> | Pour bien tasser les légumes et chasser l’air. 768_849e33-50> |
Les ingrédients parfaits : La qualité avant tout
- Légumes : La fraîcheur est la clé. Utilise des légumes fermes, de saison, et si possible, bio ou non traités. Les pesticides peuvent perturber les bonnes bactéries.
- Sel : Choisis un sel non raffiné et sans additifs. Le sel de mer gris, le sel casher, c’est parfait. À éviter absolument : le sel de table iodé ou avec anti-agglomérants, car l’iode est un antiseptique.
- Eau : Si tu fais une saumure, utilise de l’eau non chlorée. Le chlore tue les microbes, y compris les bons. Utilise de l’eau de source, filtrée, ou laisse simplement l’eau du robinet reposer quelques heures à l’air libre pour que le chlore s’évapore.
Les deux techniques de base : Salage à sec vs. saumure
Il y a deux méthodes principales, selon le légume que tu utilises.
- Le salage à sec : Idéal pour les légumes riches en eau et coupés finement (comme le chou pour la choucroute). Tu ajoutes le sel directement aux légumes et tu masses. Cela extrait l’eau et crée une saumure naturelle.
- La saumure : Parfait pour les légumes en gros morceaux ou entiers (carottes en bâtonnets, cornichons). Tu prépares une eau salée que tu verses sur les légumes.
Maîtriser le ratio de sel : Un guide infaillible
C’est l’étape la plus critique. La méthode la plus fiable est de se baser sur un pourcentage du poids.
Méthode 768_5c864a-5c> | Calcul du sel 768_194a3c-6c> | Pourcentage recommandé 768_c82315-70> |
|---|---|---|
Salage à sec 768_e337cf-30> | Pourcentage du poids total des légumes 768_a0025f-95> | 1.5% à 2% 768_756beb-4c> |
Saumure 768_7f4a04-26> | Pourcentage du poids de l’eau ou de la capacité du bocal 768_d2d37c-e1> | 2% à 4% 768_419191-37> |
Quelques précisions :
- 2% est le standard qui marche pour presque tout.
- Un taux plus élevé (3-4%) est top pour les légumes qui ramollissent vite, comme les concombres, pour garder leur croquant.
- Ne descends jamais en dessous de 1%, c’est une question de sécurité.
Le processus en 7 étapes pour une fermentation parfaite
- Préparation du matériel : Lave bien tes bocaux et ustensiles à l’eau chaude savonneuse. Pas besoin de stériliser comme pour des conserves classiques, une bonne propreté suffit.
- Préparation des légumes : Lave les légumes, épluche-les si besoin et coupe-les comme tu le souhaites.
- Salage : Applique la méthode choisie (salage à sec ou saumure).
- Mise en bocal : Tasse fermement les légumes dans le bocal pour chasser les poches d’air. Laisse un espace libre de 2 à 5 cm en haut.
- Immersion complète : C’est la règle d’or ! Tous les légumes doivent être complètement recouverts par la saumure. Utilise un poids ou une feuille de chou pour tout maintenir sous l’eau.
- Fermeture du bocal : Ferme le bocal. Si c’est un bocal à joint, il gérera la pression tout seul. Si c’est un bocal à vis, il faudra le « dégazer » une fois par jour au début en dévissant légèrement pour laisser le gaz sortir.
- Fermentation et patience : Place le bocal sur une assiette (au cas où ça déborderait) à température ambiante, à l’abri du soleil. Laisse fermenter de 3 jours à 3 semaines. Goûte régulièrement. Quand le goût te plaît, hop, au réfrigérateur. Le froid ralentit considérablement la fermentation et te permet de conserver tes légumes pendant des mois.
Dépannage de tes fermentations
Lancer sa première fermentation, ça peut soulever des questions. Des bulles, un liquide trouble, une pellicule blanche… Pas de panique ! Voici comment distinguer les signes d’un processus sain des rares problèmes.
Lire les signes d’une fermentation saine et réussie
Plusieurs signes montrent que tout roule :
- Bulles 🫧 : Des bulles qui remontent, surtout les premiers jours, c’est le signe que les bactéries sont au travail.
- Saumure trouble : Le liquide devient laiteux. C’est normal, c’est la preuve que les bactéries lactiques se multiplient. Un sédiment blanc peut se déposer au fond.
- Odeur agréablement acide : Une odeur fraîche et vinaigrée est tout à fait normale.
- Goût vif et « tangy » : Le test ultime ! Le goût doit être agréablement acide et salé.
- « Pschitt » à l’ouverture 💨 : Le son de la réussite ! C’est le gaz qui s’échappe.
Quand les choses tournent mal : Guide de résolution des problèmes
La plupart du temps, tout se passe bien. Mais au cas où, voici un petit guide de dépannage.
Observation 768_2b2103-a8> | Diagnostic 768_933bdd-31> | Action et cause 768_fa36ce-17> |
|---|---|---|
Taches duveteuses, poilues, colorées (vert, bleu, noir). 768_ae0e56-8a> | MOISISSURE ☠️ 768_1adc4f-70> | JETER. C’est la seule chose à faire. La préparation est impropre à la consommation. Cause : Contact avec l’oxygène. 768_246c39-b8> |
Film plat, blanc, lisse ou ridé à la surface. 768_d3ad0c-e5> | LEVURE DE KAHM 768_c0f104-30> | SANS DANGER, mais peut donner un mauvais goût. Retire la pellicule avec une cuillère propre. Cause : Contact avec l’oxygène. 768_fca7fc-ef> |
Dépôt blanc au fond du bocal. 768_93ed64-2b> | SÉDIMENT DE BACTÉRIES MORTES 768_816288-69> | NORMAL ET BON SIGNE. C’est le résultat de l’activité microbienne. Ne touche à rien. 768_90cd7f-a9> |
Légumes mous, flasques. 768_12f1e3-d2> | SUR-FERMENTATION 768_073223-26> | COMESTIBLE, mais décevant. Cause : Température trop élevée, fermentation trop longue. Pour l’éviter, ajoute une source de tanins (feuille de vigne, sachet de thé noir). 768_72beb6-81> |
Saumure épaisse, gluante. 768_1ad1db-66> | PROLIFÉRATION DE BACTÉRIES INOFFENSIVES 768_cc6a3d-c7> | COMESTIBLE, mais la texture peut être bizarre. Disparaît souvent avec le temps. Tu peux rincer les légumes avant de les manger. 768_079f30-21> |
Odeur de soufre ou d’œuf pourri. 768_47ec41-6d> | COMPOSÉS SOUFRÉS 768_0d2d9d-ed> | NORMAL avec les légumes de la famille du chou (chou, radis). L’odeur se dissipe à l’air libre. 768_755dfe-21> |
Odeur de putréfaction, insoutenable. 768_e31497-ba> | PUTRÉFACTION 🤢 768_5b23ad-61> | JETER IMMÉDIATEMENT. L’odeur est si horrible qu’il n’y a aucun doute possible. Cause : Pas assez de sel, contamination. 768_3ee50b-53> |
Du bocal à l’assiette : Recettes et inspirations 🧑🍳
La lacto-fermentation ouvre un univers de saveurs. Voici quelques recettes pour te lancer et des idées pour intégrer ces trésors dans ta cuisine.
Deux recettes inratables pour débuter
1. Choucroute classique (salage à sec)
La reine des fermentations, bien plus simple à faire qu’on ne le pense.

- Ingrédients :
- 1 kg de chou blanc ou rouge
- 20 g de sel de mer non iodé (2% du poids du chou)
- 1 c.à.c de baies de genièvre (facultatif)
- 1 c.à.c de graines de carvi (facultatif)
- Préparation :
- Garde une belle feuille de chou extérieure. Émince finement le reste du chou.
- Dans un grand bol, mélange le chou, le sel et les épices.
- Masse le chou avec tes mains pendant 5-10 minutes. Il va s’attendrir et rendre son jus. C’est ça, la saumure naturelle !
- Tasse fermement le chou dans un bocal de 1.5L, en pressant bien pour faire remonter le jus.
- Le jus doit recouvrir le chou. Utilise la feuille de chou réservée et un poids pour maintenir le tout immergé.
- Ferme le bocal et laisse fermenter 2 à 4 semaines à température ambiante avant de mettre au frigo.
2. Bâtonnets de carottes croquants à l’ail et à l’aneth (saumure)
Une recette super simple pour un condiment délicieux.
- Ingrédients :
- 500 g de carottes
- 2-3 gousses d’ail
- 1 c.à.s d’aneth
- 1 litre d’eau non chlorée
- 30 g de sel de mer non iodé
- Préparation :
- Prépare la saumure : dissous les 30g de sel dans le litre d’eau.
- Coupe les carottes en bâtonnets.
- Place l’ail et l’aneth au fond d’un bocal de 1L.
- Range les carottes à la verticale, bien serrées.
- Verse la saumure pour tout recouvrir.
- Utilise un poids pour que rien ne flotte.
- Ferme et laisse fermenter 1 à 2 semaines. Réfrigère quand le goût te convient.
Élargir ses horizons : Fermentations créatives
- Combinaisons de légumes : Sois créatif ! Mélange chou-fleur, carottes et fenouil , ou ajoute de la betterave à ta choucroute pour une couleur incroyable.
- Épices et aromates : Le champ des possibles est infini. Cumin, coriandre, curcuma avec les carottes. Fenouil et pomme avec le chou. Piment, ail, herbes fraîches… tout est permis !
- Fermentation des fruits : Eh oui, les fruits aussi ! Le processus est plus rapide à cause du sucre. Utilise un peu plus de sel (3-4%). Les citrons confits au sel sont un classique, et les pêches ou les baies fermentées deviennent des condiments sucrés-salés surprenants.
- Fermentations uniques : Pour les plus aventureux, l’ail fermenté dans du miel non pasteurisé est une pure merveille. Le miel devient liquide et piquant, et l’ail devient doux et confit. Un condiment de folie !
Une place à table : Intégrer les aliments fermentés au quotidien
Les légumes lacto-fermentés sont bien plus qu’un simple accompagnement.
- En condiment : Dans tes sandwichs, burgers, tacos….
- Dans les salades : Pour ajouter du croquant et une touche acidulée.
- Avec les plats riches : L’acidité coupe le gras. Parfait avec les fromages, la charcuterie, les œufs.
- Dans les sauces : Mixe du kimchi dans une mayo, des carottes fermentées dans un houmous.
- Ne jette pas la saumure ! C’est un concentré de probiotiques et de saveurs. Utilise-la en vinaigrette, pour démarrer une nouvelle fermentation, ou bois-la en « shot » probiotique.
Conclusion : Ton voyage dans le monde des aliments vivants ne fait que commencer !
La lacto-fermentation est bien plus qu’une technique de conservation. C’est une invitation à renouer avec la nature, à créer ta propre nourriture et à prendre soin de ta santé de manière délicieuse. C’est un procédé sûr, économique, écologique et incroyablement gratifiant.
Maintenant que tu as compris la science derrière cette magie, la danse entre les légumes, le sel et les bactéries sans oxygène, tu as les clés pour transformer les trésors de ton marché en pépites nutritionnelles.
Alors, n’aie pas peur d’expérimenter. Commence simple, fais confiance à tes sens : une fermentation réussie sent bon et a bon goût. Laisse-toi guider par ta curiosité, joue avec les épices, et découvre un tout nouveau monde de saveurs. Bienvenue dans l’univers fascinant des aliments vivants !


Bonjour,
Je voudrais ragoutè du vinaigre pour la conservation longue durée. Quel quantité et en quelle moment le rajouter.?
Merci
Bonjour Stephen et merci pour votre excellente question, qui va droit au cœur de la différence entre ces deux super techniques de conservation !
1. Pour cette recette en lacto-fermentation :
Il ne faut surtout pas ajouter de vinaigre. Son acidité empêcherait les bonnes bactéries de faire leur travail de conservation naturelle. Ici, c’est le sel et l’acide lactique créé par les bactéries qui protègent vos légumes. Une fois que le goût vous plaît, placez simplement le bocal au frais (frigo ou cave) pour le conserver des mois !
2. Pour faire des conserves au vinaigre (les « pickles ») :
Si c’est cette méthode qui vous intéresse, la technique est différente. Voici le principe de base :
Pour environ 1 litre de saumure (de quoi remplir 2 à 3 bocaux de taille moyenne), voici les proportions :
– 50 cl d’eau
– 50 cl de vinaigre (de cidre ou de vin blanc)
– 1,5 cuillère à soupe de sel fin.
– 2 cuillères à soupe de sucre blanc. Vous pouvez en mettre un peu moins (1 c.à.s.) pour un résultat plus acidulé, ou un peu plus (jusqu’à 4 c.à.s.) pour des pickles aigres-doux.
– 1 cuillère à café d’épices au choix (baie de genièvre, poivre, cumin, coriandre…)
– Puis on porte le tout à ébullition.
Il suffit ensuite de verser cette saumure bouillante sur vos légumes crus (cornichons, oignons, carottes…) dans un bocal, et de fermer hermétiquement.
J’espère que cette distinction vous éclaire ! Ce sont deux approches formidables pour profiter des légumes toute l’année.
Bonnes conserves !